Piczo

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Poèmes & Histoires
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Elle marche, seule, je l'apercoit de loin, car rien sur elle n'est remarquable, la tête baisée, elle marche dans cette rue bondée sans jamais effleurer un autre être vivant, sans lever la tête. Et parmis tous ses gens, c'est elle que je remarque, elle porte un long manteau noir, comme on en vois beaucoup en hiver, plutôt banal, elle ne mets pas les mains dans ses poches, pourtant elles sont bleues, mais elle ne semble pas le remarquer, ses cheveux bruns flottent légèrement dans son dos, au rythme de ses pas.
Elle a les yeux à moitié fermés, pourtant elle ne tribuche pas, son pantalon traîne sous ses chaussures, et se déchire un peut plus à chaque pas, mais elle ne s'en soucie pas, rien de très remarquable, une collégienne sans doute, je ne sais pas.
Elle marche lentement, au même pas que tout le monde, je suis facilement a sa hauteur, sans non plus effleurer le moindre objet solide, seul l'ai froid a l'air de pouvoir l'atteindre, mais il l'atteint de manière respectueuse et domminée. Elle n'a pas le nuage de buée devant la bouche, comme tous les autres, peut être ne respire-telle pas. Quelque chose cloche, je le sens, ça ne vas pas. Elle s'écroule, par réflexe je l'attrape et l'empêche de s'exploser la tête contre le béton, personne ne semble avoir remarqué, son pouls ne bats plus, ses yeux lourds, tellement maquillés qu'on diraient qu'ils sont noirs, mais avec une lueur bleue, une lueur de vie dèrrière ce masque. Ses cheveux tombent sur son visage, elle ne bouge plus.

Sa silouhette s'éfface lentement dans mes bras, jusqu'à me laisser, enlacée avec l'air, quand je me rends compte que cette étrangère c'est moi!
J'ai envie de dire à quelqu'un
que je meurs de lui
je meurs, je meurs
mais qui s'en soucis?
Ce soir je ne suis plus
que l'ombre d'un malheur
je suis détruite, je suis perdue
jai brûlé mon coeur.
Je suis à bout de souffle
je sais maintenant ce que c'est
de s'effondrer quand on souffre
je dois mourir, ce soir...
Je dois mourir
pour enfin vivre